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2008/02/18

3 Février : on continue dans la culture ...

Et voilà, le lendemain, dimanche, c'est reparti! Encore une fois, une famille japonaise m'invite...

Cette fois-ci, c'est à Nara que nous avions rencontré cette famille avec Camille, alors que nous étions perdus et qu'ils nous avaient indiqué le chemin ... pour nous récupérer ensuite quelques heures plus tard, sous la pluie, et nous prendre en stop pour nous amener à la gare!

Et voilà après plusieurs vaines tentatives de se revoir, on a enfin réussi! Ils sont venus me chercher en voiture à Mukaijima (c'est la famille Kinbara, la petite fille s'appelle Miki, comme la maman de la famille Kondo de Tokyo!! こんばん は !!), et m'ont emmené dans un restaurant ... DE TOFU!!!!!

J'ai serré les fesses (enfin surtout l'estomac), et j'ai tout mangé ... enfin presque tout, parce qu'il y a un truc où j'ai vraiment pas pu. L'endroit était très sympathique : on entre par une allée latérale, qui mène à de petites pièces où il y a une ou deux tables, et les dames viennent nous servir dans les salles.



Donc, c'était un resto végétarien, où ils essaient de faire le maximum au tofu. Ca a commencé par du tofu au sésame : c'est un tofu marron, mais qui a une consistence beaucoup moins ferme que le tofu blanc normal, tirant plus vers la crème ... pas top du tout. Je buvais plein de thé pour faire passer (nan mais vous immaginez, moi, boire du thé pour faire passer un aliment ... alors qu'en arrivant je pouvais pas boire une gorgée de thé ...). Ce tofu marron était accompagné de la chose que je n'ai pas pu manger : une sorte de bouillie blanche, à consistence gluante, rien que d'y penser ça me donne la nausée. Il faut verser ça sur son riz blanc... Les français du Japon là, vous voyez de quoi je parle? Vous connaissez le nom de ce truc infâme? Donc j'ai pas versé cette mixture sur mon riz, j'en ai mangé un petit peu du bout des baguettes mais entre vomir à table et ne pas manger je me suis dit que la seconde solution passerait quand même mieux.

Ensuite sont arrivés en vrac des brochettes de tofu blanc badigeonné de crème au miso vert (je n'ai pas bien compris encore ce que c'est que le miso, mais c'est un truc fermenté qu'ils mettent dans l'eau pour faire de la soupe miso et ça a l'apparence de poudre blanche, quand c'est une peu plus épais ça fait une sauce marron (c'est le "miso rouge"), et là j'ai découvert le miso vert, j'essayais de faire disparaître en pensée le goût du miso et surtout la texture pour ne penser qu'au bon tofu blanc en dessous - là encore, c'est incroyable, quand je suis arrivée a Japon, vous ne m'auriez pas fait avaler une cuillérée de tofu, quel qu'il soit!!

Heureusement, avec tout ça, il y avait quand même du tofu blanc, des gros carrés dans un nabé (une popotte qui chauffe sur une flamme) avec de l'eau bouillante. Ouf, ça détendait un peu les papilles. J'en ai repris souvent ... malheureusement la famille insistait pour que je l'inonde de sauce soja, ce qui ne m'enchantait pas vraiment. Mais avec des petits poireaux coupés très fin ça passait mieux.

Entre temps, des tempura de légumes sont arrivés : aubergine et daikon en saumure, carottes marinées au vinaigre, et feuilles de shiso. J'ai fermé mes sens lors de l'avalage des légumes, par contre pour la feuille de shiso j'ai tout ouvert, c'est délicieux le shiso! On n'a pas ça en France, pourtant ici ça pousse comme du chien-dent, c'est un genre de menthe avec un petit goût citronné très délicat, qui accompagne souvent les sashimi.

J'ai presque espéré qu'il y aurait des gâteaux au tofu en dessert, vu que la dernière fois avec Haga et Michiko c'était très bon. Mais non, j'ai dû rester sur mon tofu en plat salé ... mais j'étais fière de moi d'avoir presque tout mangé!!


Après tout ça, on s'est dirigés vers le Nanzen-ji, un autre temple super vachement important de Kyoto que je n'avais pas eu le temps de visiter. Accolé au temple se trouve une sorte d'aqueduc en brique, tout droit sorti de la révolution industrielle européenne, et qui a été construit lorsque le Japon s'est ouvert au monde extérieur pour acheminer les denrées depuis le lac Biwa-ko jusqu'à Kyoto. En fait, en haut de cet "aqueduc" il y a un canal, large d'environ 1,50m, où circulaient des barques très étroites qui se laissaient porter par le courant (costaud le courant, promis!!) depuis Biwa-ko jusqu'à Nanzen-ji.
Maintenant, les barques ne circulent plus, mais l'eau continue de couler et on peut monter en haut de l'aqueduc pour observer l'ouvrage d'art.

Nous ne sommes pas rentrés à l'intérieur du temple (ce qui m'allait très bien), mais Miki a voulu poser ... réflexe du V!!

On s'est fait une petite photo avec retardateur dans une arche de l'aqueduc quand même...


Puis on remonte en voiture pour aller après de longues délibérations au Suzumushidera : c'est un tout petit temple perdu dans les hauteurs de Kyoto, et dédié aux ... suzumushi, ou autrement dit aux "criquets à cloche" (Homoeogryllus japonicus). Le principe, c'est que normalement ces bestioles hibernent, mais là les moines les enferment dans des cages chauffées (les criquets eux au moins ils ont droit au chauffage!!) pour les maintenir en état éveillé, et les criquets chantent toute l'année! Trop d'la balle!! Ainsi, on peut venir faire des vœux toute l'année (les plus demandés sont : guérir d'une maladie, avoir un enfant, et rencontrer l'homme/la femme de sa vie), c'est quand même super pratique. On a grimpé une bonne volée de marches, puis on a eu droit à boire du thé pendant que le moine en chef parlait de l'histoire du temple, que je n'ai malheureusement pas comprise, et qui semblait trop compliquée pour que la famille m'explique ensuite lentement en japonais.
Avec le thé, on a eu une petite sucrerie, mais au lieu que ce soit un gâteau, c'était une sorte de carré de sucre ... de criquet! Je ne sais pas comment c'est fait, j'ai préféré ne pas trop savoir (vous avez déjà senti l'intérieur d'une caisse remplie de criquets? ben ça pue!!), mais c'était pas si catastrophique, plutôt pas de goût, blanc-gris, avec des petits points noirs dedans. Je n'avais pas le droit de prendre des photos ... :(

Petite déambulation dans le jardin du temple, qui contient de beaux bambous, pusi redescente des marches.





Ensuite ils ont voulu qu'on aille manger des gâteaux, mais pas de place, du coup ils en ont juste acheté plein qu'ils ont ensuite oublié dans le coffre, et puis en sortant de la voiture pour aller avec eux j'ai fait tomber mon appareil photo sur le bitume ... et il ne marchait plus après ... j'étais triste, surtout 2 jours avant de partir à Kyushu ... trèèèèès triste...
On a cherché un resto pour dîner mais il y avait du monde partout, du coup ils m'ont ramenée à Mukaijima où là, il y avait de la place!! Tu m'étonnes ... On a fini dans un truc bizarre, où ils servaient des """""steak hachés""""" accompagnés de divers ingrédients, mais alors les steaks hachés japonais sont cuits à l'eau bouillante (c'est pas une blague), donc imaginez le goût que ça peut avoir ...
Heureusement ensuite je suis allée manger "pour de vrai" chez Antoine qui m'a fait un plat de pâtes (avec du steak haché aussi mais moins pire), ça fait du bien.

Puis au lit, avec cette histoire d'appareil photo dans la tête qui tourne et qui m'empêche de dormir...

28 Janvier : la fin de la fin des cours ...

Et voilà, lundi 28 Janvier, dernier cours de japonais, avec l'examen de Toda sensei où je devais raconter mes voyages au Japon et en Thaïlande : que rêver de mieux! :D

Pendant ce temps, Antoine était en train de faire son examen avec Yonezawa sensei, et après on s'est tous retrouvés pour déguster quelques crèpes aux fraises et aux bananes ... Antoine avait fait un crumble mais qui a mal tourné à cause de la margarine japonaise qui décidément est encore pire que la margarine française, alors imaginez pour faire un crumble! Du coup on a mangé le crumble tous les deux le midi, Antoine n'osait pas le proposer aux profs, et ben moi j'ai quand même adoré!! Merci Antoine!!

J'avais fait des crèpes, Antoine avait préparé les fruits, et hop petit goûter... Les profs ont été très étonnées de voir qu'on ne mettait pas de crème chantilly et de crème fraîche dans nos crèpes : ici, les crèpes sont toujours bourrées de crème, et du coup les japonais croient que c'est comme ça qu'on les mange en France, puisque la France. En fait, les fabricants de crèpes japonais ont inventé ça, pour coller à l'image de la France, le pays de la crème! Mais non, on ne mange pas de la crème avec tout ... hihi

Toda sensei nous a offert des chocolats, et Yonezawa sensei une sucrerie japonaise à base de pâte de pois : ça s'appelait "mont blanc" (donc s'est sensé être aux chataîgnes"), et ça avait en effet le goût de chataîgne, mais sans chataîgne dedans! Simplement différents pois japonais, des rouges, des blancs, et des marrons. Moi j'ai bien aimé, c'était étonnant comme saveur. Mais bon, je ne dis pas que j'en mangerai à tous les repas, ni que je l'échangerai contre un éclair au café! ;)

Ah et puis aussi une petite photo que je n'avais pas encore eu l'occasion de mettre en ligne : le calendrier de l'avent que les parents m'ont envoyé! Et alors pas n'importe lequel : Astérix et Obélix s'il vous plaît!! :D Je dois avouer que, malgré mes 24 ans, je fut toute de joie en recevant ce cadeau bien français ... Merci les parents!!

2008/02/17

18 Janvier : oreilles de lapin et raclette

Quel rapport entre des oreilles de lapin et de la raclette ... aucun, simplement c'était le même jour.

Donc, le 18 janvier, c'est la veille du 19 janvier, date limite pour rendre le rapport de master. Moi je l'ai déjà rendu héhé, mais pas Ai-chan, qui a donc passé la nuit au labo pour le terminer!!!
Je le retrouve le matin, avec de grosses cernes, pas maquillée (première fois dpeuis que je la connais!) ... ce qui n'a pas duré longtemps! Quand elle s'est rendue compte que des étudiants arrivaient au labo, elle s'est armée de son bandeau à oreilles de lapin pour les cheveux, serviette, et trousse de débarbouiilant-maquillage-crèmes-etc. et s'est ruée aux toilettes. Mais elle n'avait pas prévu que je la suivrai pour assister au débarbouillage d'une japonaise ... hihihi! :)



Bref la journée s'est passée ensuite normalement, tout va bien elle avait remis son centimètre de maquillage (comme toutes les japonaises, n'allez pas croire qu'elle soit une exception et que je médise sur elle!!), mais elle a quand même passé une deuxième nuit au labo pour finalement rendre son rapport 5 minutes avant la fermeture du bureau de dépôt de rapport ... ah la la, pas très sérieux tout ça! ;)

Enfin moi le soir j'en ai profité pour aller à Osaka faire un shooting pour l'agence de modèle, c'était assez drôle (ils me disaient "vas-y, prends une pose", mais sans me dire quoi, du coup j'ai essqyé de puiser dans ma connaissance à peu près inexistante de photos de mode, bref ce fut comique), et finalement je n'ai pas été retenue à la deuxième sélection, et puis comme j'étais sur Osaka j'ai terminé chez Thomas pour une soirée raclette avec les Aramoto guys!

Jocelyn avait ramené la dose de fromage de France, et on s'est bien régalés ... mais quand même, faire fondre la raclette au four dans du papier aluminium, c'est moins pratique que nos superbes appareils à raclette français avec petits poêlons! Ah une fois qu'on s'habitue au progrès ... ;) Ah et aussi, découper du jambon cru avec des baguettes, c'est vraiment pas évident!!
Jocelyn en avait profité pour ramener aussi du saucisson (c'est passé à la douane!!) et du foie gras, bref on s'est fait un festin!!!!

13 Janvier : bananes flambées ...

Le 13 janvier, je ne sais pas si vous vous souvenez, j'avais fait une virée dans les barres de Mukaijima pour prendre quelques photos. Je vous renvoie au post correspondant pour de plus amples informations.
Mais ce jour-là, je me suis aussi fait un petit plaisir gastronomique (et oui quand je bosse, il faut bien alimenter le cerveau et se détendre en même temps, alors je "cuisine"!), des bananes poelées! Pas de rhum, par contre j'avais du sucre et un peu de beurre qui me restait (toujours le même), et oh la la qu'est-ce que c'était bon ... j'en salive encore!! Pas de sauce soja, juste des ingrédients tout bêtes, mais alors quel régal! En plus avec le soleil couchant la photo rend super bien!!

10 Janvier : gastronomie franco-japonaise

Le plat du 8 janvier n'ayant pas consommé tous les bunashimeji, je me suis décidée à tenter une autre préparation avec ces champignons, mais cette fois-ci avec de la purée de pommes de terre (de la vraie faite main s'il vous plaît, ici la purée en poudre d'existe pas, il faudrait utiliser du lait et ça c'est assez impensable au Japon, et en plus les patates ici c'est déjà du luxe, bien français tiens!), des poireaux, et toujours du nori. C'était meilleur, un peu moins gélatineux on va dire, un peu plus relevé aussi, mais je ne vous mets pas la photo qui vous laisserait penser que le plat était ressorti de mon estomac si vous voyez ce que je veux dire. Mais franchement c'était pas mauvais! Simplement en voulant tourner à la sauce française les bunashimeji, j'ai oublié la présentation soignée japonaise ... :)

En allant au supermarché, je suis aussi tombée sur ce paquet de mashmallw, et j'ai craqué, il fallait que je goûte ces "choconeries" ... pas si mauvais pourtant, ces cochoneries!! Je ne sais pas à qui ils ont fait appel pour trouver ce nom mais vraiment ... ils sont passés pas loin de la catastrophe!!

8 Janvier : voeux de bonne année, essais culinaires, et brouillard

En cette période de janvier, les lettres de bon vœux s'abattent dans pas mal de pays du monde, et au Japon aussi. La Japan Post a donc déposé sur les boîtes aux lettres des autocollants spéciaux pour les lettres de bons voeux! Je suppose que c'est pour qu'elles soient expédiées à la fois assez vite pour qu'elles arrivent avant la fin du mois, et en même temps que les autres courriers officiels plus importants ne soient pas mis de côté et arrivent dans des délais comparables à la normale. bref, ça valait bien une petite photo ...

Ce 8 janvier fut marqué par un brouillard à couper au couteau qui s'est abattu sur la région, en tous cas sur la zone comprise entre Mukaijima et Doshisha. Les gens étaient vraiment étonnés, ça n'arrive pas souvent apparemment. Moi j'avais l'impression d'être en Bretagne ... hihihi.

Enfin, toujours le 8 décembre (il y a des jours comme ça où plein de choses arrivent), deux événements culinaires : d'abord, le midi, j'ai découvert les "bunashimeji", des champignons assez fins (enfin plus gros que les enoki quand même), blancs du tronc et marron clair sur le dessus. J'ai fait une tentative de mix enoki + bunashimeji + nori (algue qui entoure les maki et les onigiri) + oeuf ... pas très concluant du tout. Les champignons japonais, décidément, n'ont aucun croquant, et deviennent complètement chewingomeux à la cuisson. Aucun goût en plus, bref j'ai dû forcer sur la sauce soja. Pas top.
Heureusement, le soir Antoine est rentré de France, et m'a rapporté un camembert fermier croulant, un vrai délice, je me suis retenue de le manger en entier le premier soir, mais bon il n'a quand même pas fait long feu ...

2008/01/27

8 décembre matin : mochi party!

Le 8 décembre, au gakusei center, c'est mochi party!
Petite explication : au Japon, le riz c'est comme le cochon en France, tout se mange. Mais alors vraiment tout, et de plein de manières différentes. L'enveloppe du grain de riz par exemple est récupérée puis réduite en poudre pour en faire une sorte de "compost" pour faire mariner les légumes avec un type de vinaigre local. On obtient les "pickles", comme les cornichons mais les japonais font ça pour tous les légumes, concombre, aubergine, carotte, algues, poireaux, oignons, gousses d'ail, daikon ...

Bref, il y a des types de riz différents en plus bien sûr, et pour le mochi il faut utiliser du "riz gluant", différent du riz qu'on mange tous les jours. On fait cuire les grains comme d'habitude à l'eau, mais le résultat est un riz en effet très gluant, et pas vraiement mangeable directement.



On met le riz dans un grand mortier en bois, et avec de grands marteaux en bois on tape dessus pour obtenir une pâte très visqueuse.
Le staff avait donc amené le grand mortier dans le hall du centre, entièrement bâché, et deux marteaux! C'est hyper physique, les marteaux pèsent très lourd, et il faut maintenir le rythme sinon la pâte ne sera pas bonne! Il faut être deux : pendant qu'une personne (en général un homme) tape sur la pâte, une deuxième personne (généralement une femme) retourne la pâte pour qu'elle soit bien homogène et ajoute un peu d'eau pour pas que le marteau de colle à la pâte. Les deux rôles sont difficiles, et en plus il faut être bien synchronisés, à la fois pour pas se faire écraser les doigts par un marteau jeté à pleine puissance ou pour éviter d'écrabouiller des menottes, et pour ne pas casser le mouvement de celui qui tape avec le marteau.

Au début, c'est Moegi (la jeune femme du staff) qui humidifiait et retournait la pâte, et puis un américain lui a dit qu'elle devait être épuisée et a proposé de la remplacer : applaudissement général, et il a été d'une efficacité redoutable! Il a même réussi à faire flancher le shatcho, le chef quoi ... :)






Une fois la pâte obtenue, on la roule dans de la farine de riz (il y a plusieurs types de farine de riz...), et on découpe de petites boules de 3-4 cm de diamètre, qu'on pétrit avec de la farine de riz pour obtenir des boulettes compactes et plus collantes (extérieurement).
C'est là où les enfants interviennent, c'est quand même moins dangereux que de risquer de se prendre un coup de marteau!! Et puis c'est bien plus drôle de se mettre de la farine partout, non???





Ensuite, assaisonnement selon les goûts... au gakusei center, il y avait de l'anko (pâte de haricot rouges), des graines de sésames dorées avec du sucre, du daikon mariné (une horreur ce truc!), et de la poudre jaune (je ne sais plus ce que c'est mais j'ai déjà goûté c'est pas bon du tout du tout).




Et on déguste ...
Je me suis contentée d'un mochi à l'anko et de deux mochis au sésame, et ça m'a calée pour la journée!

2008/01/25

6 décembre : gâteau aux pêches

Ce jour-là, c'est gâteau! Et oui, pour fêter la fin du JLPT et remercier Toda sensei (ma prof de japonais du vendredi, qui m'a vraiment beaucoup aidée pour le JLPT), j'ai fait un gâteau. Toujours un gâteau rice-cooker bien sûr, mais pour changer des myrtilles j'ai mis des pêches au sirop.
Je sais pas pourquoi mais les pêches ont empêché le gâteau de bien cuire, et on s'est retrouvés à avaler lentement et en mâchant bien mon gâteau très très dense. En soi, il était pas mauvais, mais alors qu'est-ce qu'il était lourd!!! Heureusement la photo est jolie ... :)

Allez, c'est fini pour aujourd'hui, les deux prochains posts seront bien longs!!

1er Décembre : Fête de fin d'année au Mukaijima Gakusei Center

Le 1er décembre, veille du 2 décembre et donc du JLPT, le Gakusei Center (qui abrite des étudiants étrangers dont une grande partie passe le JLPT) organise la fête de fin d'année. Date pas forcément très bien choisie, mais bon. J'y vais quand même un peu, et j'arrive à convaincre Antoine de venir aussi.
Ce fut une soirée ... étonnante, des petites choses ridicules, d'autres très chouettes, bref une soirée de centre étudiant où tout le monde essaie de faire de son mieux pour que la soirée soit réussie même si au fond on n'y croit pas vraiment et qu'on se demande vraiment ce qu'on fait là.
Mais je suis contente d'y être allée!

Vers 18h, les portes de la salle (salle de séminaire/fêtes/tout ce qu'on veut dans le gakusei center) s'ouvrent. Les gens attendaient dans le couloir, on se croirait à l'hôpital, personne ne se parle vraiment ou alors à voix basse pour ne pas déranger les voisins, l'éclairage aux néons n'illumine pas du tout le couloir (témoin ma photo floue!), ... ambiance très très spéciale!


Puis la soirée commence. On a droit à pas mal de discours, auxquels je ne comprends rien, sauf de temps en tmps quelques mots ou bribes de phrases qui me font penser que j'ai quand même un peu progressé en japonais depuis mon arrivée "quelques" mois auparavant. Moegi (la jeune femme) et Yohei (le jeune homme) attendent patiemment que le directeur et tous les autres memebres du staff finiseent leur discours ... Yohei est plutôt joueur comme garçon! Et avec son bon 1,90m (facile), de bonnes épaules, et sa bouille de nounours, il détonne pas mal au milieu des autres membres!

Les comptoirs de restauration s'ouvrent, avec entre autres des yakisoba (des pâtes dorées à la poële et aux légumes et viande) et des takoyaki (des boulettes de pâte genre pâte à crèpes avec au milieu ... du tako, c'est-à-dire de la pieuvre violette avec des ventouses sur les pâtes, souvenez-vous du post "I'm gonna die" du tout début de mon séjour). Deux petites vidéos de la préparation de ces mets ...




S'enchaînent ensuite une longue série de performances artistiques diverses et variées. On ne retiendra pas tout, il y avait du bon et du ... moins bon, donc je ne vous mets que le meilleur.

Il y a eu quand même Yohei qui nous a fait un show de piano et chanson vraiment très très chouette. Il joue de la guitare dans un groupe de rock, mais je ne savais pas qu'il faisait aussi du piano, qui est en fait son premier instrument. Il nous a fait des chansons de soupe japonaise, alors la musique en elle-même bon ben c'est japonais type supermarché et j'aime pas trop, mais alors la représentation, vraiment top et ça faisait oublier le reste! Il était à fond dedans, avec ses jambes trop grandes pour le piano, il chantait vraiment bien, bref toute la salle était sous le charme! Y compris une petite japonaise habillée comme sa maman ...



Ensuite c'était moins bien, et d'ailleurs les enfants ne suivaient plus et préféraient observer avec attention le plafond très présent.
Puis, mes préférés, le groupe de danse dynamique! Ce fut une des toutes premières vidéos que je vous ai mises en ligne, et vous allez tout de suite reconnaître. Ils sont revenus, et là ils nous ont fait un grand show, avec des danses de styles très différents, sur de la musique pas du tout traditionnelle (ou pluôt triturée de façon à en faire quelque chose de moderne), mais avec toujours autant de punch et ça fait très plaisir!
J'ai fait un premier tri parmi les vidéos mais après j'arrive pas à choisir, alors je vous le mets toutes! Enjoy!!






Comme le lendemain il y avait quand même cet énorme examen de japonais, on est pas restés jusqu'au bout de la soirée, qui ensuite continuait dans dans le sous-sol pour faire the méga teuf du siècle (j'espère qu'ils se sont bien amusés au moins parce que moi je me suis tapé les basses jusqu'à je sais pas quelle heure). Mais bon, c'était déjà pas mal!!
En sortant, petite photo du panneau de la soirée que je n'avais pas vu en arrivant ...


2008/01/22

28 Novembre : Oyakodon

Ah, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas mis de recette de cuisine en bonne et due forme, n'est-ce pas?? :)
Alors voilà le Oyakodon ... vous savez, le premier plat que j'ai mangé à la cantine de Doshisha, le plat qui veut dire "la maman et le bébé", le poulet et l'oeuf! Ayé, je me suis jetée à l'eau, j'ai fait mon premier Oyakodon.
Alors les ingrédients pour une personne : un oeuf, une escalope de poulet, un demi oignon, des petits oignons verts ou du vert de poireau ( on n'a pas l'équivalent en France de l'ingrédient japonais, mais poireau ou oignon vert ça le fait), et du "bouillon de poisson" (ce sont des granulés qui, une fois dilués dans l'eau, donnent un goût de bouillon de poisson, donc à mon avis du bouillon de poisson en cubes français ça devrait aller), de la sauce soja (japonaise de préférence), et du sucre.
Il faut une petite poele ... genre taille pour faire des pancakes.
Mode opératoire :
- d'abord, faire cuire du riz...et l'avoir prêt dès le début de la préparation!
- couper l'oignon en fines lamelles
- verser 5mm d'eau dans la poele, y mettre 1/2 cuiller à café de granulé au poisson, et faire chauffer l'eau
- mettre les oignons dans la poele, et couper le poulet en cubes
- une fois que les oignons commencent à fondre, ajouter les morceaux de poulet (pas trop tôt sinon ils seront secs). Si vous avez pris du vert de poireau au lieu de petits oignons verts, ajouter les poireaux maintenant.
- dans un bol, battre frénétiquement l'oeuf. C'est très important!
- mettre du riz dans un bol (ration pour une personne)
- ajouter les oignons verts
- verser une bonne rasade de sauce soja (disons, 2-3 cuiller à soupe) et ajouter 3-4 cuiller à café de sucre. Bien mélanger le tout pour que ça se dissolve et que ça ne crame pas. Au besoin, rajouter un peu d'eau dans la poele
- verser l'oeuf battu
- couvrir en éteignant le feu, laisser cuire un petit peu, puis vers sur le bol de riz comme si c'était une crèpe (vive les téfal)


Voilà! Normalement, l'oeuf doit être à peine cuit, le poulet encore moelleux, les oignons fondants, et le jus de la préparation doit pénétrer dans le riz au fur et à mesure qu'on mange.

Ma première tentative fut pas trop mal (celle en photo), mais pas assez de goût. Il ne faut pas lésiner sur le sucre et la sauce soja, ni sur l'eau sinon il n'y a pas assez de jus de cuisson.
La seconde tentative fut beaucoup plus concluante! :)

Quand c'est fait par les dames de la cantine, c'est vraiment bon (sauf que en ce moment, en janvier donc, je sature complètement du riz, du coup je mange plus d'oyakodon), bonne chance si vous essayez cette préparation!

Enfin, si la sauce soja est un peu trop salée à votre goût, surtout avec le bouillon de poisson, je suggère de supprimer le bouillon de poisson, de mettre plus d'eau pour diluer la sauce soja, et de mettre du poivre ou du piment.

Bon appétit!

24 Novembre : Anniversaires d'Hiromi et de Manu

Allez, petite pause dans le boulot, rien de mieux qu'un petit post sur le blog ...
ALors voilà, le 24 novembre (oui je sais, c'était il y a deux mois!!), anniversaire d'Hiromi et Manu. L'occasion de revoir un peu tout le monde, parce que j'étais dans les révisions du JLPT (le test de japonais) et que j'avais oublié qu'il existait autre chose que ma chambre et la fac! Oui oui 2 mois plus tard c'est la même chose ... c'est la loi de la charette que voulez-vous!
Donc bref, anniversaires à Nishinomiya, chez eux.
C'était très sympathique, et encore une fois un mix japonais-autres cultures détonant. Du coup, on a eu droit à un magnifique gâteau ... très américain (et très bon d'ailleurs) avec du chu-hi derrière (boisson légèrement alcoolisée genre cidre mais à différents parfums), mais découpé un peu violemment par Yuki (pas ma Yuki du Tohoku, la Yuki de Florian) au couteau et aux baguettes. Il est un peu moins beau après ... mais ça fait rien.


Avec ça, de quoi faire des tacos, des gâteaux faits par Hiroko (Félix, n'hésite pas à corriger les prénoms où je me plante ... sumimasen!), des daifuku, un tiramisu à la japonaise, des snacks japonais, etc.

Hiromi prend les choses en main pour le prochain gâteau, et empogne un grand couteau de cuisine. Attention, ça va barder!! Ne pas s'approcher ...

Et après elle déguste le gâteau avec les baguettes. Je vous promets c'est faisable de manger un gâteau à la crème avec des baguettes, ça demande juste un peu d'adresse, mais c'est jouable!

Pour finir, une petite photo de Thomas qui prend sa pose "moineau", comme d'hab ... j'aime beaucoup cette photo.