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2008/05/15

29 Février : la fin de la fin!

Réveil vers 4h du matin, bouclage des valises, j'ai vraiment l'impression de déménager avec une simple valise!

Moegi m'avait fait une réservation pour un taxi groupé jusqu'à l'aéroport, mais ils ont dû mal comprendre l'hôraire, et je n'arrivais pas à les appeler pour leur dire de venir plu tôt. Du coup j'ai dû trouver une autre option, ça veut dire prendre le train, et comme je n'ai plus internet, impossible d'aller voir les horaires, et à la gare ils n'avaient que ceux d'il y a deux ans ...
Bref, panique à bord hier soir, je vais rater mon avion pour rentrer à la maison!!!
Du coup j'avoue que j'ai pris environ 3h de trop d'avance, mais bon, c'est pas tous les jours que je rentre!!
Donc, j'avais réservé un taxi qui m'amènerai jusqu'à la gare de Mukaijima, de là train jusqu'à Kyoto, changement et nouveau train jusqu'à l'aéroport. C'est tordu avec les valises, mais bon ...

J'arrive à l'aéroport, je poireaute en sirotant un chocolat chaud (pas de petit dej ... ouin!!!), et au moment d'enregistrer ma valise je tombe nez à nez avec Myriam, chez qui j'étais allée fêter le nouvel an, qui rentre en France par le même avion que moi! On papote pas mal, du coup, et comme elle est peu chargée on enregistre ensemble nos bagages, et ça fait passer ms kilos en trop! On dépasse de 3 kilos à 2 (dont 5 kilos de surcharge pour moi), et ça passe. Ma petite valise pèse une tonne, mais j'arriverai bien à la faire passer!

Puis je me dirige vers le rendez-vous de Ai, qui arrive avec son sac à dos pour embarquer vers l'Inde! Derniers au-revoirs, je lui fait me répéter quelques "no!" pour être sûre qu'elle n'a pas oublié, et je la laisse s'en aller avec son sac à dos ... elle est très fière de s'être achetée un sac à dos pour voyager, au lieu des traditionnelles valises à roulettes japonaises!

Il me reste quelques yens que je vais dépsner dans des magasins de souvenirs et de nourriture. Je trouve nottamment un yaourt à manger (j'ai faim!) et un paquet de nouilles translucides nagean dans de l'eau, ça va faire rigoler les français me dis-je, et j'empoche tout ça (avec aussi ma bouteille d'eau histoire d'en rajouter).
Au moment de passer au scan ... ils me disent "vous avez de l'eau dans vos bagages". Mais non reponds-je, j'ai bien fait attention! Sauf que la bouteille d'eau était pleine, les nouilles nageaient dans de la flotte, et le yaourt est considéré comme un gel qui peut contenir une bombe!!!!
Je vide la bouteille, j'avale devant le garde mon yaourt à toute vitesse, mais pour les nouills le problème reste entier ... Il veut rien savoir, pas d'eau à bord. Je réfélchis à comment faire, et je suis sur le point de lui dire de jeter mes nouilles, quand, devant mon air dépité, il a une idée! Il me dit de ne pas bouger, et revient quelques minutes plus tard avec ... un ciseau! Il me propose de couper le sac, vider l'eau, et me laisser embarquer avec mes nouilles sans eau, qui du coup auront le droit de prendre place dans un petit sachet de l'aéroport!
Yahou, j'aurai mes pâtes!! Je le remercie beaucoup, il effectue l'opération chirurgicale de coupage de paquet de nouilles, et me voilà partie avec mon petit paquet plastique!

Je retrouve Myriam à bord, on est à côté. Pendant les 12h de vol, on a dû parler ensemble 80% du temps, et le reste j'ai regardé par le hublot. Je n'ai pas fermé l'oeil une seule minute de tout le vol!! Surexcitation je suppose ... Elle me parle du Japon, qu'elle aime beaucoup, de sa vie, de sa peur de revenir en France parce qu'elle a perdu touts ses repères, c'est très intéressant.

Il fait un temps superbe pendant tout le vol, et les paysages que nous survolons sont vraiment vraiment superbes. On passe au-dessus de la Sibérie bien sûr, c'est beau, c'est blanc, il y a les ondulations des fleuves enneigés mais dont on distingue les cours. Arrivés à la Finlande, ça commence à sentir l'écurie, on passe le détroit entre la Suède et le Danemark, ah la la Paris se rapproche!! Je vois en vrai les alentours de Charles-de-gaulle, image que j'avais utilisé pour mon rapport et ma soutenance, et où les japonais avaient dit "on dirait un tableau!", aaaaahhhhh on arrive en FRANCE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les parents m'attendent avec un éclair au chocolat...

28 Février : J-1

J'atterris à Osaka le 28 tôt le matin, pile poil pour arriver au lever de soleil à Mukaijima...qui est assez chouette d'ailleurs!

Je passe la journée à ranger ma chambre, à l'astiquer surtout. Je reçois la visite de l'électricité pour qu'ils me fassent le relevé, et encore de je ne sais plus qui ou quoi. Je Yuhei vient faire le check out de ma chambre, tout va bien ...
Je ferme presque totalement mes bagages, le départ approche!!

Le soir, Haga nous invite, Ai et moi, pour mon dernier resto, qui sera un kaitenzushi, des sushi tournants. On se retrouve à Kyoto, et ils m'emmènent dans le même genre d'endroit qu'à Tokyo, là où j'avais emmené les parents. J'avoue que je crois que les sushis vont me manquer, parce que c'est vraiment bon, un goût et une texture très particuliers qu'on ne retrouve pas dans la cuisine française - et que j'aime bien! Oui il y a des sushis à Paris ... mais ils sont quand même moins bons! ;)



Ensuite, il nous emmène dans une sorte de salon de thé, où sont servis des gâteaux "à l'occidentae", donc des gros trucs à la crème. Oui, pour les japonais, un gâteau occidental est forcément un gâteau à la crème! Ils sont adaptés à la mode japonaise, ce qui veut dire très peu sucrés, trèès crémeux, et des parts relativement petites. Enfin, c'est bien bon!!

Je rentre avec Ai, qui habite à quelques stations de train de Mukaijima. En chemin, elle me dit :
- "je voulais tu faire une surprise, mais comme tu n'as pas ton téléphone portable c'est risqué" (j'ai passé mon téléphone à Haga pour qu'il me ferme mon abonnement, ceci n'était faisable que pile au minimum 1 an après ouverture du compte, donc le 3 avril)
- "??"
- "demain, je serai à l'aéroport avec toi!"
- "oh mais non Ai, tu es trop gentille, ça va te faire te lever très tôt ... " (je me prends un peu trop comme une princesse qui quitte le Japon là...)
- "nanan, mais moi aussi je prends l'avion!"
- "?? Tu vas où? Tu viens en France???" (là, je me prends carrément pour la reine-mère)
- "en Inde!"
- "???????????????? mais qu'est-ce que c'est que cette histoire???"

Et elle m'explique que comme c'est ses dernières vacances, elle veut se faire LE voyage de sa vie!
Je ne sais plus si je vous ai expliqué la vie d'un japonais - et d'une japonaise si elle travaille : depuis l'école primaire, travail extensif, bourrage de crâne de tout ce que vous voulez, cours du soir tous les jours, presque pas de vacances, etc., jusqu'à l'entrée à la fac, où ils ne glandent rien du tout pendant 6 ans pour ceux qui font un master, et ensuite ils commencent à travailler pour ne jamais s'arrêter ans prendre de vacance, etc.
Du coup, entre la fin des cours à la fac et e début de leur boulot (qui commence obligatoirement le 1er avril), les étudiants japonais ont 2-3 semaines, qui représentent les plus longues vacances qu'ils auront de toute leur vie, et ils essaient de se faire de belles vacnces, des trucs un peu fous.
Pour la majorité, c'est soit un voyage à l'étranger en groupe (amis de fac ou autres), soit un voyage dans le japon, pour découvrir une partie qu'ils ne connaissent pas (ça laisse le choix). Mais Ai, elle, part à l'aventure!! Elle se fait l'Inde, toute seule, sans avoir prévenu personne sauf ... moi, parce que tout le monde l'empêche d' aller (elle a dit "un jour j'aimerais bien aller en Inde" pour tester le terrain), et 12 jours plus tard elle est normalement de retour à Osaka! Elle a prévu de faire Osaka-Bangkok puis Bangkok-Calcutta, Calcutta-Varanasi, Varanasi-Katmandou, Katmandou-Bangkok, Bangkok-Osaka.
Au total, 12 jours, dont 2-3 à Bangkok et 2-3 à Kathmandou.
J'ai très peur pour elle, une japonaise qui part seule enInde, c'est clair que c'est super dangereux!!!

Je descends à Mukaijima régler mon réveil (plus de portable, c'est l'horreur, j'ai dû aller acheter un petit réveil infernal à régler!) pour le lendemain matin trèèès tôt, et je me couche dans une chambre qui me paraît toute vide!!

2008/04/30

22 Février : farewell à Osaka

Et oui, il y avait bel et bien deux mondes distincts pendant cette année, la fac d'une part, Osaka d'autre part (on pourra rajouter les voyages aussi!).
Donc, la vraie farewell fut plutôt celle du 22 février, avec les gens d'Osaka, les français ou francophiles ou francophones, les amis. Là, j'avoue que j'étais un peu plus émue ... mais je n'ai pas versé de larme du tout, incroyable pour la grande émotive que je suis; sûrement parce que je suis presque sûre que je reverrai un de ces quatre tous ces gens, et puis je ne suis quand même pas mécontente de quitter le Japon!! ;)
Enfin bref, soirée super top, avec resto au yakiniku tabehodai, autrement dit de la viande grillée à volonté. Alors maintenant que je suis en France, quand je pense au yakiniku, je peux pas vraiment dire que c'était de la viande (ah la la, un bon pavé de rumsteak, qu'est-ce que j'aime ça!!), mais pour là-bas c'était vraiment très très bien.
Et ironie du sort, alors qu'en 11 mois j'ai fait plus de 10 000 photos, vous savez quoi? Et bien je n'ai réussi à récupérer que 2 photos de cette soirée!!!!! Je n'avais pas d'appareil photo, et pas la tête à prendre des photos, du coup, rien ...
Je suis en train de partir à la pêche aux photos, j'espère en retrouver quelques unes! En attendant, me voici avec Tomo et Yuki.



Après cette soirée des plus agréables, je suis allée dormir chez Félix et Jocelyn (Jocelyn a pris la place d'Amandine qui est partie en décembre) pour quelques heures, et le lendemain matin, réveil à 4h pour m'envoler vers Hong Kong!

21 Février : farewell du labo

Le 21 février, les B4 (équivalent license) ont fini de passer leurs oraux, et on en profite pour faire à la fois ma farewell et la fête de fin d'année du labo. On va tous manger dans un petit izakaya réservé pour l'occasion...où ils me font manger une grande quantité de cartilages de poulet, ce qui est décidément peu goûtu, et me font encore découvrir des "saveurs" qui m'étaient encore inconnues - mais je n'en fut pas vraiment friande... juste curieuse!
Haga m'a aussi offert un livre de photos de Doshisha, en japonais et en anglais, mais surtout avec des photos d'endroits qui me rappellent vraiment la fac, pas seulement les photos carte postale typiques qui sont sur le site internet. Ça m'a touché! :)
On a mangé, on a ri, puis on est allés dans un autre bar bien sûr, et je suis rentrée à Mukaijima plutôt bien. Pas triste de partir, mais contente d'avoir passé un an sur une autre planète...

17 Février : suite et fin du week-end neige

Le dimanche matin, réveil pas du tout aux aurores ... ah, j'aurais pas pu les emmener dans mes autres voyages, ces gaillards!!
On a dormi alignés en rang d'oignon, trop mimi kawai, un peu froid quand même, mais bien dormi au final. Enfin, Félix s'est quand même réveillé à je ne sais quelle heure (5h je crois) pour prendre en photo le Biwa-ko!

Petit déjeuner - brunch toujours sous les kotatsu, habillage, puis départ en Bongo vers la "ville" et la gare. Quelques stations après, nous arrivons dans une gare paumée, où il nous faut attendre trois quarts d'heure avant de pouvoir prendre un bus qui nous montera à la station de ski. On en profite pour terminer notre déjeuner, et Antoine de Jocelyn vont louer des luges!
La plaque d'égout locale ...

On monte dans le bus, qui nous amène en fait au bas du téléphérique qui nous permet de monter au pied des pistes si je peux dire. C'est comme à Daisen en fait : une remontée principale permet de passer des basses terres à une sorte de plateau, d'où partent ensuite les pistes et remontées, et il fait reprendre le téléphérique pour redescendre en fin de journée.
On paie donc nos tickets, et quand on arrive en haut, on est assaillis par la neige qui tombe et le vent qui souffle en rafale! Je crois que les autres me maudissent un petit peu de les avoir emmenés à un endroit pareil ... mais c'est quand même mieux que de rester devant la télé!!!
Comme la montagne c'est très très dangereux (attention : domaine skiable de près de 4 pistes!!), il faut des hauts-parleurs partout ... et des secouristes dans des emballages flambants neufs! Ok, je me moque un peu, les nôtres sont pas siiii différents que ça ... ;)
Voilà quelques membres de l'équipée, dans diverses situations : Jocelyn qui s'abrite des rafales de neige avec sa luge, Jocelyn et Félix remontant la piste verte (je précise sinon vous allez me prendre pour un bourreau de leur faire gravir des montagnes enneigées!!), Antoine et Jocelyn luttant pour avancer, et les trois précédents dans la tempête.

Une photo un peu plus joyeuse sous le soleil, un essai de luge pour Jocelyn (vidéo) et Jun, et Yuki désespérée de ne pas bien glisser sur sa bâche en plastique...




Moi je préfère les galipettes dans la neige ... on en mange plus!



Mais il fait froid et les troupes sont fatiguées. On s'arrête dans une sorte d'abri bétonné au milieu de la montagne, là où tout le monde vient se reposer un peu à l'abri. L'occasion pour Jocelyn de poser pour une photo mecha kawai, et pour nous tous de faire une partie d'Uno!


Puis nous redescendons en téléphérique, et prenons le train pour rentrer sur Kyoto. Ici, Félix dort sur ANtoine dans le train, pendant que Yuki dévore ses chips. Ah et puis aussi la fabuleuse machine à faire des boules de neige que Félix a trouvé!!



Au final, un super bon week end!!!

16 et 17 Février : week end à la neige!

Incroyable mais vrai : je continue le blog!
Certes, pas très vite, mais quand même ...
Donc je suis revenue à Mukaijima le 14 février au soir, le 15 j'ai fait une séance récurage total (plus assez de place pour faire sécher le linge ...), et le 16 c'était reparti! Oui, je me suis beaucoup ennuyée au Japon, j'ai pas fait grand-chose ... hihihi

Le week-end du 16-17 était le dernier que j'allais passer au Japon, puisque celui d'après je serai en route vers Hong Kong. Je voulais donc profiter pleinement de mes amis les plus chers, et par la même occasion aller voir la neige et le Biwa-ko (lac Biwa) et le temple le plus haut du Kansai. Pfiou, quel programme ...
J'avais organisé ça en partie pendant le voyage de Kyushu, et le 16 au matin l'équipée partait à l'aventure! Il y avait Antoine, Félix, Yuki, Jun, Kaori, et Jocelyn; Ai n'avait pas pu se libérer...
On se retrouve tous à Kyoto pour en tout premier lieu ... pique-niquer! Et oui, avec les horaires des uns et des autres, il est l'heure de caser la croute. On mange donc au bord de la Kamogawa (la rivière de Kyoto).
Puis nous embarquons à bord du bus qui nous montera dans les hauteurs de Kyoto ... En effet, Kyoto est entourée de montagnes de l'ouest à l'est en passant par le nord (donc tout sauf le sud!), et au nord-est se trouve le mont Hiei, sommet des environs, où est par ailleurs situé le sanctuaire Enryaku-ji moultement super célèbre. Et encore plus au nord-est se trouve le Biwa-ko, dont je vous ai déjà parlé lors d'une journée à Mii-dera.
Mon plan diabolique est donc de partir de Kyoto, monter en haut du mont Hiei, et redescendre de l'autre côté de la chaîne montagneuse pour arriver sur le Biwa-ko. Puis dormir au bord du lac, et le lendemain se faire une journée de neige dans une station de ski avoisinante, et revenir le dimanche soir à Kyoto.
Petites cartes pour situer ...


En été, il y a un téléphérique puis un funiculaire qui permettent de monter de Kyoto jusqu'au Enryaku-ji, mais en hiver ils sont fermés, et nous devons donc prendre le bus. Au fur et à mesure de la montée, la neige s'amoncelle sur la route (et dans le ciel ...), jusqu'à atteindre un bon mètre en haut. Parfaite occasion pour faire de la luge sur sac plastique!!

Puis viennent de nombreuses batailles de boules de neige, des excursions dans la neige, des tombés-dans-des-trous-invisibles dans la neige, des sauts dans la neige, des poses fraternelles (c'est Jun et Yuki!)




On marche le long de la route qui nous mène de l'arrêt de bus au Enryaku-ji, et soudain au détour d'un virage, on voit enfin apparaître le Biwa-ko! Nous avons donc passé la crête... C'est vraiment beau ce lac, dommage qu'il soit si abîmé par les constructions, mais de le voir d'en haut comme ça diminue bien l'importance de cette pollution. On arrive au sanctuaire à proprement parler, qui est énorme. Première vision : une pagode enneigée ... très très sympathique. On visite le plus gros des temples, mais pour y entrer il faut enlever ses chaussures! Il fait froid et on est plutôt du genre complètement frigorifiés, et enlever nos chaussures relève du supplice! Mais ça vaut le coup, c'est un endroit très étrange, immense, où on tourne autour d'une sorte de cave creusée dans la montagne et qu'on regarde d'en haut. Pas le droit de faire des photos, bien sûr, mais Antoine réussit à en prendre une de l'enceinte du temple sous la neige (et oui, mon appareil photo est toujours en réparation donc ces photos sont celles de l'appareil d'Antoine, prises par un peu tout le monde).


Après une pause pour cause de réchauffement nécessaire, nous nous dirigeons vers le funiculaire (qui marche, celui-là) qui va nous descendre jusqu'au Biwa-ko : c'est le plus long du monde!! On le sent dans le prix du billet d'ailleurs ... ;)
Arrivés en bas, petite marche d'une vingtaine de minutes pour arriver au village le plus proche, où on s'offre un arrêt dans une pâtisserie-salon de thé, et où nous dégustons de délicieux gâteaux et chocolat chaud, avant que Kaori nous quitte.
Puis direction la gare de train la plus proche, et deux ou trois stations plus loin nous arrivons à la gare de notre auberge de jeunesse. En attendant le monsieur de l'auberge qui vient nous chercher en Bongo (ah, le Bongo, ce sera le symbole du Japon pour moi!!), Yuki et Jun nous expliquent l'utilité d'une petite boîte cylindrique située dans les gares: il s'agit d'une boîte anti-mauvais esprit-pour-les-jeunes... Alors au Japon, la prostitution est interdite mais il y en a quand même et bien organisée (genre Amsterdam), et surtout les magazines "avec des images de jeunes femmes fortement dénudées" se vendent comme des petits pains, voire sont gratuits. D'une manière générale, il y a un léger problème avec la sexualité au Japon (mais je n'y suis plus alors je vais pas casser du sucre sur le dos du Japon héhéhéhéhéhé). Et donc, les hommes d'âge mur achètent des magazines porno, mais après, où les mettre?? Pas les ramener à la maison auprès de bobonne et des enfants bien sûr; et comme il n'y a pratiquement pas de poubelles au Japon, les magazines devraient finir par terre. Donc, le gouvernement a mis en place ces boîtes malicieuses, qui se présentent comme une boîte aux lettres, et où on peut glisser discrètement son magazine. Ainsi, celui-ci ne risque pas de tomber entre les mains des jeunes personnes pures prudes et innocentes! Ma-gi-que. Voilà donc la boîte à magazines porno ...



Le monsieur vient nous chercher et nous emmène à l'auberge de jeunesse qui se trouve au ras du bord de l'eau du lac. Nous sommes bien sûr les sels occupants de l'auberge, tenue par un couple d'un certain âge qui voit d'un mauvais œil des étrangers débarquer chez eux ...
On était sensés séparer les mecs et les filles, mais rapidement nous décidons avec Yuki de rejoindre en secret nos compatriotes.
Le monsieur nous ramène à la "ville" pour qu'on achète à manger, et on ramène nos petits plats à emporter à l'auberge. On passe le dîner autour de deux kotatsu, à se réchauffer, puis à jouer au cartes ... et à rigoler avec Yuki qui a un bu un peu trop d'ume-shu!!!