2007/11/09

11 Septembre : Tohoku - jour 2

Réveil bien sûr tôt (7h00 il me semble), direction la gare pour prendre un petit train puis notre fameux shinkansen qui vaut la peau des fesses. On découvre aussi l'altitude de Nikko ... vues les montagnes environnantes, j'aurai bien rajouté 300 m!
Yuki doit aussi s'occuper de problèmes de la fac (toutes les administrations du monde sont pareilles, mais le Japon un peu plus que la France j'ai l'impression!), c'est donc l'occasion de la mitrailler ... je n'en mets qu'une ici. Nous prenons donc notre petit train jusqu'à Utsunomiya, puis le Shinkansen direction ... le nord. Et là je crois qu'une petite carte est nécessaire :

Voilà la carte générale, avec Kyoto, Tokyo, et Nagano pour visualiser le centre de Honshu. Nous sommes donc parties de Tokyo, avons atteint Nikko, pris le train jusqu'à Utsunomiya, et le shinkansen jusqu'à Fukushima. Là, on ne le savait pas, mais le shinkansen se scinde en deux branches, shinkansen de Yamagata (qu'on voulait prendre) et shinkansen de sendai...et forcément on est restée dans le shinkansen où on était, et qui allait a Sendai.
Aaah! nos beaux billets!! Bon de toutes façons pas le choix, on essaie donc de voir comment tourner le probleme en notre faveur...
Seconde petite carte :
Nous devions aller à Yamagata (à l'ouest), aller voir le Zao (le fameux volcan), puis aller à Sendai où Yuki récupèrerait un shinkansen vers Osaka et moi ... j'avais pas encore décidé. Changement de planning! Nous commencerons donc par Sendai : a priori, ça ne change pas grand-chose, sinon que trouver un shinkansen pour Yuki au milieu des forêts et montagnes du Zao, c'est pas gagné ...
On arrive à Sendai, on croise les doigts pour que nos billets passent, et en fait le prix Fukushima-Sendai est le même que Fukushima-Yamagata, donc ouf ça passe. Là, on essaie pendant un bon moment de trouver une voiture de location pour aller à Zao le lendemain et le surlendemain, mais pas moyen de trouver des trucs abordables : aucune agence n'a de petites voitures!! On en fait 5-6, et aucune n'a en stock le petites voitures de leurs catalogues ... ben voyons. On a aussi opéré un petit changement : vu l'amabilité du personnel en général envers Yuki, c'est moi qui parle, avec mes quelque smots de japonais, et Yuki n'est "qu'une amie française qui vient me rendre visite" et qui n'est sensée pas parler un mot de japonais - sauf que c'est une espionne héhé, elle me raconte tout ce qu'ils se racontent croyant qu'on ne comprend rien! Et malheureusement, ça marche beaucoup mieux ... enfin c'est pas ça qui nous donne une voiture pour autant.
Bref, on stocke nos sacs à la consigne, puis on se balade dans Sendai : c'est une ville très agréable, il ne fait pas trop chaud (normal, on a pris pas mal de degrés de lattitude), du vent, des arbres, ... vraiment sympa. On va visiter la médiathèque (pas fille d'architectes pour rien), un très chouette batiment de Toyo Ito (encore lui!) à la façade vitrée et aux puits d'ascenseurs inspirés des bambous.

Je vais pas vous faire un cours d'archi, mais c'est vraiment réussi. Au dernier étage, un espace multimédia, où Yuki pose pour mes photos (merci Yuki!). Bon par contre les fauteuils ont l'air très confortables de loin mais quand on teste, quelle déception! Ils ne sont pas moelleux, et on est très mal installés dessus. Dommage!

Puis un peu de train, et surtout du bateau, pour rejoindre la baie de Matsushima, la troisième "vue" du Japon!!! Ca y est, je les ai toutes faites! :)


C'est donc une baie au nord de Sendai, remplie de petites îles de roche calcaire très friable. Yuki me traduit les explications données sur le bateau : avant (genre au temps des dinosaures quoi), l'eau recouvrait tout ici, seuls les volcans alentours (et il y en a la dose dès qu'on s'écarte à peine du rivage) dépassaient. Le fond n'était pas très plat, et quand le niveau de la mer est descendu, les vagues ont creusé les monticules qui restaient, et maintenant on observe des formes très jolies, avec cette roche très blanche et les pins au-dessus.
Alors par contre, de là à appeler ça un des 3 plus beaux endroits du Japon ... NON!! La baie est entourée d'usines, l'eau est crade, le littoral bien sûr très abîmé (pareil que Noto-hanto), bref ils n'ont pas pris grand soin de cet endroit qui devait en effet être splendide.

On débarque à Matsushima, direction de santuaire local, édifié par Basho, LE poete japonais, et qui avait trouvé l'endroit splendide en débarquant de Tokyo. Le sanctuaire en lui-même n'est pas passionnant, par contre tout autour se trouvent de multiples niches creusées dans la pierre - très friable on l'aura compris - où sont entreposés des sculptures de bouddahs ou autres. Le nombre de grottes creusé est impressionnant, de toutes les tailles, du simple trou de 20cm de haut à un vrai salon creusé à 4m de hauteur. Bon pas de photos, la soir tombait et les cèdres, toujours eux, ne facilitent pas le travail des photgraphes - surtout amateurs!

Le soir tombait je disais-donc, et nous allons vers le pont rouge de coin, normalement payant le jour et fermé la nuit mais bon, la fermeture est presque invisible alors on y va, et du coup des japonais nous suivent! youpla! On se ballade sur l'île rendue accessible par le pont fermé, qui est en fait un petit parc avec des sentiers pour voir un peu de la baie. C'est beau, ici ils ont mieux préservé le paysage, pas d'usines, seuls qelques bateaux de plaisance. Quelques photos ...



Nous repartons en train vers Sendai, où nous trouvons une auberge de jeunesse (merci le lonely), située un peu en-dehors de la ville, dans une ancienne ferme réaménagée : su-per-be. Alors quand en plus le propriétaire apprend qu'on est françaises ... il ne s'arrête plus de nous parler! Bref on passe une super nuit dans une chambre digne d'un ryokan, silence absolu, ... le pied.

2007/11/08

Espoir!!

Je suis a la fac mais ne peux resister a l'envie de vous faire partager ce moment : ce matin, dans le bus, une dame s'est assise a cote de moi!!!
Et pas en desespoir de cause : j'etais assise a une place avec deux sieges cote a cote; devant et derriere moi, chaque double-siege etait occupe par un(e) japonais(e), on etait tous dans la meme situation. La dame (je dirais une quarantaine d'annees, mais je me trompe souvent avec les japonais) est montee, elle a regarde s'il y avait un double-siege libre, puis n'en voyant pas, elle s'est deliberement assise a cote de moi, et pas a cote d'un compatriote comme ils le font d'habitude avec un petit mouvement de recul ...

YOUPI!! je me suis empressee de lui faire plein de place, j'etais trop contente. Elle ne m'a pas specialement regardee en coin, n'a pas change de place en cours de trajet quand des places se sont liberees (les parents, souvenez-vous du bus de Kyoto et du savant jeu de chaise ...), bref parfait.
J'ai failli lui dire merci quand elle est descendue du bus, mais ca aurait entraine soit une incomprehension tres dommage apres ce moment, soit une discussion un peu difficile (autant pour le fond que pour la forme).

C'est donc avec le sourire que je suis arrivee a Doshisha ...

10 Septembre : Tohoku - jour 1

Et c'est parti pour une nouvelle virée ...
Départ ce lundi 10 Septembre au matin de chez les Kondo, avec Masayuki (le Papa Kondo) qui nous amène à la gare de Shibuya, d'où Camille prend le Narita Express pour aller à l'aéroport, et moi le train normal pour aller jusqu'à la Tokyo station. Je devais partir avec ma peluche sur le dos mais ça faisait vraiment trop gros, Miki (la Maman Kondo) me l'enverra par la poste : Merci Miki!

Je passe les détails mais disons que la séparation ne fut pas facile bien sûr.
Voilà, à partir de maintenant, plus de Camille dans le blog ... enfin, plus en photo, parce qu'en commentaire j'espère bien que tu en feras plein!

Je me retrouve à la gare de Tokyo (c'est la gare principale, parce que bien sûr il n'y a pas qu'une seule gare à Tokyo) et j'attends Yuki qui doit arriver en Shinkansen d'Osaka. Elle arrive ... ça fait du bien de la revoir et de pas être toute seule!
On essaie de se débrouiller avec les billets de train pour aller jusqu'à Nikko sans que ça prenne trop de tmeps ni d'argent, mais déjà on commence à voir que les transports ne sont pas aussi denses que dans le Kansai ... Bref, on file à la gare d'Asakusa, on monte de justesse dans le train, et hop c'est parti. Pas eu le temps de souffler ... ben oui si on commence à perdre son temps la vie elle passe trop vite, hein!

Après un voyage agréable (traverser les montagnes et toujours agréable), on arrive à Nikko. C'est une petite bourgade où se trouvent un des plus beaux complexe de temples et sanctuaires, le tout au milieu de la végétation luxuriante des montagnes japonaises. Nous demandons à une porte de prison où se trouve l'auberge de jeunesse (vive le lonely) qui n'accepte même pas de téléphoner pour savoir s'il y a de la place. On va donc à l'auberge au hasard et ouf c'est ouvert et il y a de la place (à vrai dire on est presque les seules!). On s'installe mais on repart assez vite pour visiter les temples.

Malheureusement il pleut et la visite (éclair parce que ça ferme très tôt!) est un peu décevante; mais on se rend quand même compte de la beauté de l'endroit. Grâce à Yuki (et oui ça sert de bien parler japonais!), on obtient des informations précieuses : les temples sont extrêmement densément décorés, pas un seul centimètre carré qui ne soit sculpté et peint, avec des sculptures d'animaux (singes, lapins, oiseaux, etc.) et des couleurs très vives (rouge, jaune, bleu, orange, blanc, vert...); comment cela se fait-il?? Le sanctuaire principal abrite en fait la tombe de Tokugawa Ieyasu, peut-être LE personnage le plus important du Japon, qui établit entre autre le shogunat au Japon. Il a voulu que son sanctuaire soit le symbole de la vie, c'est pourquoi sont sculptés de nombreux lapins, symbole de la reproduction ... on a bien rigolé. Et c'est aussi pourquoi les couleurs sont si vives. (oui il n'y a pas de photos mais elles sont vraiment affreuses, la pluie et l'ombre à la fois sous les cèdres millénaires, ça aide pas!!).
On visite aussi la salle du dragon qui pleure (ou qui crie, la traduction n'est pas évidente) : si on se place dans la pièce n'importe où et qu'on tape deux claves en bois l'une sur l'autre, le son émis résonne dans la pièce en rebondissant sur les parois, c'est très étonnant, on peu vraiment "suivre" la trajectoire du son, vraiment étonnant. Mais en plus si on se met juste en-dessous de la tête du dragon peint au plafond, alors le son émis s'accompagne d'une sorte de tintinement de grelot, fantastique! Les explications étaient données en japonais, merci Yuki pour la traduction ... :) Petite vidéo d'un moine qui vient soner une très très grosse cloche... j'ai mal pour lui.



Une fois la visite terminée, nous nous dirigeons vers la gare pour réserver nos billets de train du lendemain : nous voulons aller au volcan Zao, puis plus tard aller à Sendai, avant de revenir sur Tokyo et Osaka. Les horaires s'avèrent infernaux, il n'y a que deux trains possibles : l'un en utilisant des petits tortillards qui prend 6h (ou bien 8h? j'ai un doute) et nous fait perdre la journée, ou bien un shinkansen qui met 2h ... et coute la peau des fesses. On hésite beaucoup mais en fait on n'a pas vraiment le choix, on prend le shinkansen, en rechignant à sortir nos billets. Aucune réduction étudiant bien sûr ...le guichetier n'est pas très agréable, mais relativement patient parce qu'on hésite pas mal (il prend d'autres client en attendant qu'on se décide). Enfin quand même les gens ne sont pas très agréable je trouve par rapport à mes voyages précédents ...
On cherche ensuite un combini pour acheter notre petit dej du lendemain, on ne trouve qu'une sombre supérette vide. Nikko le soir, c'est horriblement morne, gris, il n'y a personne dans les rues, l'éclairage est plus que limité ... bouh, faut être de tempérament dépressif ici, sinon la rivière te tend les bras grands ouverts!! On nous dit qu'il n'y a pas de restaurant le soir, à part peut-être un truc en haut à gauche tourner trois fois à droite puis à gauche ... bref.
On finit par trouver un resto de ramen, très bien, avec même de l'herbe en plastique autour des toilettes, ça c'st la classe.
Voilà nos deux plats de ramen (qui sont - petit rappel pour ceux qui n'ont toujours pas vu le film Tampopo - des nouilles type spaghetti dans un bouillon avec plein de choses dedans, ici entre autres des tranches de porc pour Yuki et des piments pour moi) et les toilettes herbisés...

Puis dodo à l'auberge.

9 septembre - Tokyo

Dernier jour à Tokyo pour Camille, dernier jour ensemble ... on se fait donc une journée en amoureux dans Tokyo.

On se ballade dans le loft, une chaine de magasins un peu designe mais en version Printemps, donc du stylo basique aux taies d'oreiller en passant par les chaussures de jardinage et les peluches rigolottes. Me voilà assise sur un tabouret design à mettre dans son salon ... Nous repartons avec une sorte de peluche, enfin c'est en matière comme les poufs (où on s'assoit) mais en plus doux, plus moelleux, est à peu près gros comme Camille - c'est lui qui me l'offre en remplacement de sa vraie personne!
Puis on déjeune bien sûr au resto de sushi pas cher de Shibuya, ça commence à devenir un lieu nostalgique! On se dirige ensuite vers Omote-Sando : quand on était venus en mai, Camille n'avait pas retrouvé le quartier de tous les beaux immeubles, et comme les parents m'ont hyper briefé quand je les ai amenés, et que j'ai vraiment bien aimé (merci papounet et mamounette...), je veux emmener Camille. Une petite photo du Ito parce que c'est toujours beau (même si je ne sais pas si Papa va aimer cette mise en scène de son Ito...).
Ensuite je ne sais plus, le temps passe, et on retourne le soir chez les Kondo. Ce soir, ils nous gâtent encore, avec un resto de yakiniku! C'est bon ... petite photo d'Ekyuu qui se délecte de la glace au macha (thé vert très fort et très apprécié des japonais ... et que je ne peux absolument pas avaler même en glace ou sucrerues, c'est dir!!), je craque.

On rentre et c'est parti pour une séance de rigolade ... je vous laisse craquer par vous-même!!



Dodo un peu perturbé par l'idée que demain c'est fini ...

2007/11/07

8 septembre - jour 8

Bon j'avance pas là ça va pas, alors je commence par raconter, et les photos vous verrez après...
Donc voilà j'ai laissé partir mon homme et je me suis retrouvée dans une auberge de jeunesse rigolotte.

Le lendemain matin - le 8 septembre donc - réveil à 6h30 pour avoir le temps de faire mon sac, le mettre dans une consigne, et être à 8h à la gare routière de Naha. Au passage, petite photo du crabe qui dit "attention aux portes, tu risques de te faire pincer très fort!", c'est comme notre ancien lapin parisien mais en local ... et plus rigolo.

A la gare routière, j'essaie de me dépatouiller entre les infos du Lonely Planet, celles d'un guichetier, et celles d'une guichetières, toutes différentes, pour monter dans un bus qui m'emmènera au Mémorial de la Paix, au sud d'Okinawa-hanto. Si vo vous rappelez plus où c'est, retournez voir la carte.
Pour y parvenir, un premier bus m'emmène à travers la banlieue de Naha, très étendue, jusqu'à un trou paumé, petite gare routière de campagne perdue au milieu de petits immeubles résidentiels, le contraste est étonnant. Je demande à un chauffeur quel bus prendre pour continuer jusqu'au Mémorial, il me regarde, et me dit "bah, allez on y va!". On démarre, je suis seule dans le bus, quels étranges horaires de bus!! On choppe au passage un étudiant japonais avec sa guitare et son guide du Mémorial, puis direction la côte sud. Là, c'est vraiment la campagne, avec les personnes agées se pliant en deux dans les champs, les champs justement, la mer toute bleue juste à côté ...
On arrive au Mémorial après au total 2h de bus, pourtant c'est vraiment pas loin!! A vol d'oiseau, il y a 15 kilomètres ... mais bon, c'est joli, et puis c'est ça de voyager en bus omnibus (ça existe bien, les trains omnibus, non? ou alors c'est des omnitrains?). Et puis de toutes façons il n'y a pas de train!
Donc, arrivée au Mémorial, personne à part quelques ouvriers qui travaillent à la construction d'un nouveau bâtiment du Mémorial...ambiance far-west garantie. Il fait chaud, du vent, du sable, on dirait presque Berlin-est en juillet ... :)
Le Mémorial et constitué d'un bâtiment principal contenant une très grande exposition relatant ce que le peuple d'Okinaa a enduré depuis belle lurette (et ils s'en sont vraiment pris plein la figure pour rester polie), et un parc pour la paix, avec la pierre angulaire de la paix, et des plaques de pierre où sont gravés les noms des soldats taiwanais, coréens, américains, et anglais tombés pendant la bataille d'Okinawa.
Le parc de la paix est situé au ras de la falaise qui donne sur les flots du pacifique, l'endroit est magnifique. Juste un peu dommage d'avoir choisi comme architecture pour le musée de la paix une sorte d'immeuble-bungalow de plage, qui fait vraiment plage à touristes ... mais ce n'est pas à moi de juger.


La visite est dure, très dure. Je vais pas vous raconter toute l'histoire d'Okinawa, mais en gros à partir du XIIeme siècle apparaisent des petits royaumes indépendants dans les îles Ryukyu (aujourd'hui les îles de la préfecture d'Okinawa), où le traffic maritime est très important.
Les accords de commerce et d'allégance avec la Chine enrichissent les royaumes, qui s'unifient en un seul royaume, et un des rois construit le Shuri-jo (le rouge, que j'ai visité "hier") en 1392 a priori.
Puis en 1609 le royaume Ryukyu perd son indépendance suite à une expédition lancée par le Japon (depuis Kyushu), et en 1879, Okinawa devient une des préfecture du Japon. La culture Ryukyu est rayée des esprits, les noms à sonorité ryukyu interdits et changés en noms japonais, la langue ryukyu interdite, pas mal de morts, bref une bonne colonisation comme il se doit.
Okinawa est alors utilisée par les japonais comme base pour coloniser toute l'Asie du Sud-Est (ils iront jusqu'à l'actuelle Indonésie), et les Okinawaiens seront de la bonne chair à fusil.
Puis pendant la seconde guerre mondiale, ils servent aussi aux manoeuvres de l'armée japonaise, ainsi que de zone de transfert des soldats coréens, chinois, et taiwanais que l'armée japonaise "récolte" dans ses colonies. Je prends un ton méchant mais bon ça a été pareil avec toutes les colonies et la France entre autres a fait pareil donc bon.
A la fin de la seconde guerre mondiale, l'armée Américaine débarque à Okinawa, qui servira de base pour ensuite remonter sur "le continent" (ie Kyushu et surtout Honshu). C'est le début de la fin pour l'armée japonaise, qui du coup se sert des okinawaiens comme des soldats, des esclaves, des souffre-douleur, etc. C'est la pire des période pour les okinawaiens, pris entre les tirs de l'armée américaine (l'opération ilitaire a été appelée le "typhon d'acier" par les okinawaiens et les soldats japonais en poste) et les exactions des soldats japonais (avec viols, pillages, tueries, mutilages, assasinats de bébés dans les bras de leur mère parce que leurs pleurs pourraient attirer les américains, bref que du bonheur).
Après la reddition du Japon, les États-Unis ont continué à occuper Okinawa, même après l'indépendance formelle du Japon, le 28 avril 1952. Jusqu'au 15 mai 1972 les États-Unis administrèrent officiellement Okinawa. Alors qu'au début les Américains furent accueillis comme des libérateurs de l'oppression japonaise, ils ont pris le rôle des colonisateurs et ont au fur et à mesure abusé des okinawaiens. Aujourd'hui, Okinawa abrite encore d'importantes bases militaires américaines, même si le okinawaiens se démènent pour les faire partir - mais c'est bien pratique de laisser les américains à Okinawa, loin du "continent", alors le gouvernement japonais ne se bouge pas non plus des masses pour faire partir l'armée américaine d'Okinawa.
Aujourd'hui, grâce au tourisme, Okinawa commence à s'enrichir un petit peu.

Voilà en gros l'histoire d'Okinawa ... le Musée raconte tout cela, avec de nombreux témoignages (j'ai du m'allonger pour ne pas tomber dans les pommes en les lisant), des photos, objets, reconstitutions, etc. C'était dur, et ça ne donnait pas du tout envie de revenir sur le "continent".

Mais bon, il fallait bien rentrer, alors hop le bus du retour, puis le monorail direction l'aéroport. Le temps de prendre en photo l'avion chinois qui s'était enflammé une semaine plus tôt sur ltarmac de Naha (aucun mort rassurez-vous), et hop hop je m'envole vers Tokyo.


C'est la fin d'Okinawa!


Retrouvailles avec Camille et surtout avec la famille Kondo, qui est venue nous chercher à l'aéroport! Et oui Camille arrive d'Osaka et moi d'Okinawa, à 30 min de décalage (en théorie, parce que mon avion a eu du retard), et les Kondo sont venus nous chercher en voiture ... vraiment adorables!
Nous dînons de sashimis dans leur maison de Setagaya, que Camille et moi retrouvons avec bonheur. Ekyuu est toujours aussi joueur avec Camille, mais aussi timide avec moi ... il faudrait que je lui fasse plein de gâteaux peut-etre? ;) Pour l'instant il apprend à faire des sushis avec son papa Masayuki ...


Gros dodo...

2007/11/06

Tout va bien!

Bon d'accord ça fait longtemps que je n'ai aps écritmais je suis débordée, pas le temps!
Alors voilà, tout va bien, je viens de passer un week end génial avec des amis japonais de Doshisha, à dormir à 5 dans un Bongo (oui oui le même qu'avec Camille à Shikoku), je vous raconterai ... dès que j'ai le temps!
A bientôt!

2007/11/01

Soucis technique

En raison d'un problème technique, Google n'arrive plus à me mettre des photos en ligne ... du coup, ben vous n'aurez pas -pour l'instant! - les photos de la fin d'Okinawa. Ca tombe bien, je voulais aller me coucher, mais quand même!
Bon allez bonne nuit tout le monde!

Le lendemain, le 2 novembre : tout est rentré dans l'ordre! Voilà vous avez toutes les photos du dernier post. A bientôt!



"en raison d'un manque total d'intérêt, demain a été annulé" - et la suivante partie aussi.